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Eglise Saint-Hermeland: Plaques commémoratives

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Tags: patrimoine | Bagneux | Eglise Saint-Hermeland

A Fondation de messes de la Comtesse de Rouvillle

D.O.M. Monseigneur Hypolite de Béthune, évesque, comte de Verdun, et Madame Marie de Béthune, Comtesse de Rouville, sa sœur, ont par contrat passé par devant Mangin et Baudouin notaires royaux apostoliques à Verdun, le 30 septembre 1703. Donné aux pauvres malades et saints de cette paroisse de Bagneux, la maison qui leur appartenait en ce lieu, et ont ordonné qu'il serait annuellement et à perpétuité célébré un service d'une messe haute pour le repos des âmes desdits seigneurs Evêque et de la dite dame, le jour le plus proche non empêché après le jour des morts, auquel jour des morts sera annoncé celui auquel le dit service sera célébré pour la fondation duquel service a été par contrat passé par devant Mes Linacier et Brussel, notaires à Paris le 13 décembre 1733. Entre les sieurs curé, marguillier et ladite dame et ladite fabrique, assignée la somme de 30 livres de rente par chacun an à prendre sur les arrérages et fermages provenant de l'emploi qui a été fait du prix de la vente de la dite maison, laquelle la somme de 30 livres sera distribuée, savoir à l'œuvre et fabrique fourni les luminaires ornements et autres choses nécessaires pour la célébration dudit service, 10 livres à M. le curé, 2 livres 10 sols à M. le vicaire, 1 livre au maître d'école, 1 livre aux enfants de chœur, 10 sols au sonneur et 3 livres aux pauvres de ladite paroisse qui assisteront audit service. Priez Dieu pour les fondateurs.

 

HYPPOLITE DE BETHUNE (1647-1720) - Fils du comte de Béthune (neveu de Sully) et d'Anne de Beauvilliers, comtesse de Saint-Aignan, dame d'atours de la reine Marie-Thérèse. Evêque de Verdun en 1681, aumônier de la Reine, Hippolyte de Béthune apparaît également en 1698 dans les registres paroissiaux de Bagneux, lors de la naissance de l'enfant de son jardinier.

 

MARIE DE BETHUNE, COMTESSE DE ROUVILLE - Sœur d'Hippolyte de Béthune, Marie épouse, en 1667, François de Rouville, dit comte de Rouville, de la branche des seigneurs de Meux, sous-lieutenant de la compagnie des Gendarmes de la Reine. Elle est citée dans les registres paroissiaux en tant que bourgeoise de Bagneux, de 1700 à 1747.

 

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BFondation de messes de Philippe Chaillou

 

Les marguilliers de l'œuvre et fabrique de l'église paroissiale de Bagneux Saint-Herbland sont tenus de faire dire, chanter et célébrer, par chacun an à perpétuité, à l'intention de l'honorable homme Philippe Chaillou, marchand bourgeois à Paris et l'un des douze marchands de vins privilégiés de la cour et suite du roi, et de dame Jehanne Courtois, sa femme, et leurs enfants, parents et amis, vivants et trépassés, les messes et services... Tous les jours, avant de commencer la première messe sera chanté Ave Maria stella tout au long, et l'oraison Concede nos : toutes les fois qu'on fera la procession, l'on chantera devant le crusifix Sancta et immaculata tout au long... En entrant devers le chœur pendant que M. le curé ou le vicaire ira prendre la chasuble on dira Veni Creator tout au long et l'oraison par celui qui dira la dite messe et pendant que l'offerte se fera les deux petits enfants avec leur robe iront devant le crucifix chanter à haute voix Un seul Dieu tu adoreras... (suivent nombre de détails sur les chants et gestes demandés) Après le décès des dits fondateurs, les enfants iront chanter sur leur tombe ; puis faire dire et chanter à perpétuité six messes hautes chaque année, à savoir : une la dernière fête de Pâques, une autre, la dernière fête de Pentecôte, une autre, la dernière fête de Toussaint, une autre, la dernière fête de Noël, une autre, le lendemain de Saint Herbland (sic) patron de la dite Eglise, et la dernière, le jour de Saint Jacques et Saint Philippe, premier jour de mai... Et toutes les fois que la procession de Bagneux ira à Arcueil, et à la fin de la messe, M. le curé et les enfants de chœur chanteront sur la fosse de feu la mère du dit sieur Chaillou...Pour se faire, les dits sieur Chaillou et sa femme ont donné 35 livres de rente, 2 petites robes et 2 bonnets à 2 petits enfants de chœur pour leur apprendre à chanter...

 

PHILIPPE CHAILLOU - Conseiller du roi Henry IV et fournisseur de vin, il achète, en 1607, des terres et maisons au lieu-dit Garlande. D'année en année, il continue d'accroître son domaine en y joignant les terres alentours. Sa fille Marie héritera du domaine. Elle épouse, en 1624, Claude Chapellier, avocat au Parlement, qui fera construire le château de Garlande.

 

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CFondation pour l'instruction des enfants

 

A la gloire de Dieu, établissement d'un maître d'école et de deux filles de charité pour l'instruction des enfants et le soin des pauvres malades - Par contrat passé par devant Oudart, Artus Gervais, Pierre Masson, notaire au Châtelet, le 30 janvier 1725, a été fondé à perpétuité un maître d'école pour instruire les jeunes garçons de cette paroisse, auquel il sera payé par an par la fabrique la somme de deux cents livres, à prendre tant sur les revenus des fonds légués à cette fin par le testament de M. Louis Hugues le jeune, vivant curé de cette paroisse qui consistent en une petite maison et jardin sis proche de l'église au pied du clocher et trois ... de rentes sur les aides et gabelles créées par contrats...

Et par autre contrat par devant Claude Lefèvre et Louis Douet, notaires au Châtelet, le 22 mars 1691, ont été établies aussi à perpétuité deux filles de charité pour instruire les jeunes filles et soigner les pauvres malades à la subsistance desquelles a été pourvu à raison de 280 livres par an...

(Cette somme sera prise sur différentes rentes données par Pierre Camusat, curé de la paroisse, Dominique Favier, avocat au Parlement et Philippe Brochant, Bourgeois de Paris, sur sa maison de Bagneux).

Pour la stabilité desquelles fondations le dit Sieur de Lessart a donné par contrat... une maison sise en ce lieu au côté du midi de la sacristie avec jardin et dépendances pour y tenir école des filles et loger lesdites filles de la Charité.

Et à l'égard de l'école des garçons et logement du maître, il a été, en 1727, construit des deniers fournis par quelques personnes de piété de ladite paroisse une autre maison près le cimetière avec cour et jardin, de l'entretien de laquelle maison la fabrique de ce lieu est chargée à perpétuité.

 

PHILIPPE BROCHANT - Avocat au Parlement, Bourgeois de Paris, conseiller secrétaire de la Maison, Couronne et Finances de France, apparaît sur les registres paroissiaux à partir de 1720. D'Argenson, dans ses Mémoires, évoque pour l'année 1756, les « conciliabules » qui se tiennent dans sa maison : Les mandements des évêques adhérant à l'archevêque de Paris sont une pomme de discorde encore plus grande ; les parlements vont faire le procès à ces évêques, Les lettres de cachet qui les écartent n' y feront rien et donneront aux parlements de nouvelles matières à agir. A Bagneux, village entre Paris et Sceaux, se tiennent, les soirs, des conciliabules de parlementaires, où se trament tous les arrêtés que l'on va voir.

C'est chez le Sieur Brochant, conseiller. Il y vient onze autres conseillers des plus fermes et des plus entreprenants.

 

DOMINIQUE FAVIER - Avocat au Parlement, puis juge et prévôt de Bagneux. Il hérite de son père, Nicolas Favier, avocat au Parlement, la partie sud de la propriété dite de Richelieu qui comprend une maison à porte cochère et un parc clos. On le trouve mentionné dans les registres paroissiaux jusqu'en 1745.

 

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DFondation de messes pour Françoise Picard

 

Dame Françoise Picard, veuve de Messire Claude Boucot, conseiller secrétaire du roy, couronne de France et de ses finances, garde des rolles des officiers de France, décédée à Paris le 2 décembre 1715, dans la 70e année de son âge, voulant donner des marques de sa piété à cette église, elle y a ordonné une fondation de douze saluts qui seront célébrés les premiers dimanches de chaque mois de l'année, à perpétuité, avec exposition du très Saint-Sacrement de l'autel...

De laquelle fondation a été passée contrat devant Me Renaud et son collègue, notaires à Paris, entre le sieur curé et les marguilliers de cette paroisse, d'une part, et Messire François Boucot, conseiller, secrétaire du roi, maison, couronne de France et de ses finances et aussi garde des rolles des officiers de France, fils aîné de la dite dame Boucot...moyennant 40 livres de rentes annuelles... que ledit Sieur Boucot a cédé à l'œuvre et à la fabrique de cette paroisse. Lesquels saluts seront célébrés entre vêpres et complies et carillonnés par trois volées du son des cloches pendant le Magnificat des vêpres. Et on dira O salutaris ... et l'Ave verum pendant que l'on donnera la bénédiction du très Saint-Sacrement et après un De Profundis et l'Oremus pour le repos des âmes de ladite dame et de ceux de sa famille qui seront décédés, de payer par lesdits marguilliers, pour chacun an, pour rétribution desdits saluts, à savoir : au sieur curé, la somme de 9 livres et au sieur vicaire, 4 livres 10 sols, à chacun des chantres 3 livres 10 sols, 12 sols à chacun des enfants de chœur, au bedeau 36 sols et au carillonneur, 3 livres 10 sols... plus de fournir pour ladite célébration le pain et le vin, luminaire et les ornements nécessaires, de faire mettre lors de la célébration desdits saluts sur l'autel, six cierges d'une demi livre chacun, et deux bougies de cire blanche, le tout conformément au dit contrat de fondation, au désir duquel le dit sieur Boucot a fait élever cet épitaphe pour en perpétuer la mémoire. Passants, priez Dieu pour le repos de l'âme de la dite dame.

 

CLAUDE BOUCOT ( ? - 1685) - conseiller secrétaire du Roi, couronne de France et de ses Finances, il appartient à une famille qui a occupé des charges au sein de la chancellerie royale aux XVIIe et XVIIIe siècles. Son frère, qui lui succèda dans sa charge, disposait de l'une des plus belles bibliothèques du royaume (18000 volumes imprimés, 70000 estampes et plusieurs manuscrits).



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